Le Tigre blanc est une rareté et une anomalie de la nature.
Balram Halwai est surnommé « le tigre blanc » parce qu’il est une erreur dans la jungle qu’est la société indienne d'aujourd’hui. Lorsqu’il réussit à obtenir un emploi de chauffeur chez un riche indien de New Delhi, Balram n’envoit pas l’argent qu’il gagne à sa famille. Balram va observer les « ventres gras » et les « ventres creux » qui forment les deux mondes de l’Inde.
Et c’est dans une lettre écrite au premier ministre de la Chine (« nation éprise de liberté… !») qu’il raconte les 7 nuits qui vont le conduire à un acte irrémédiable, seule façon, selon lui, de ne pas devenir un des laissés-pour-compte de la Shining India du XXIème siècle.
Il va basculer dans le vol, le meurtre et…. La création d’entreprise !
C’est un roman qui nous conte l’Inde des castes, des taudis, des affamés et des riches mais aussi l’Inde des opportunistes et des corrompus. C'est un roman qui nous rappelle que 40% de la population indienne de plus de 15 ans est illettrée... et que l'enseignement supérieur est réservé à une frange réduite de la population.
C’est pour tout cela que ce roman ne laisse pas indifférent mais aussi parce qu’il nous conte l’histoire d’un homme qui refuse l’obéissance, vertu dont il n’aurait jamais du être dépourvu de par ses origines de « basse caste » …
En cela, il est un « Tigre blanc ».
C’est un livre réellement passionnant.
Le premier de cet auteur indien de 35 ans.
Suite à un très grave accident de voiture en 1957, Françoise Sagan est hospitalisée et durant 3 mois, on lui administre du Palfium pour soulager ses terribles douleurs. Elle devient dépendante.
Elle fait un séjour en clinique pour désintoxication et elle raconte sa cure sous la forme d’un journal qui sera illustré par Bernard Buffet (première édition en 1964).
"Voilà fini ce petit journal de la désintoxication. Elle aura été bénigne, et ce journal salutaire. Je vais vivre et écrire de bon, comme on dit. Je ne trouve pas de phrase morale ou amorale pour finir. Je me dis au revoir." Françoise Sagan - Toxique.
Non ! Simon, Lola et Garance ne rentreront pas dans l’église où on célèbre le mariage de leur cousin. Ils vont rejoindre leur frère Vincent et s’offrir une journée rien que pour eux quatre et quitter leurs soucis, femme, enfants, divorces … le temps d’une journée.
Et ils plantent là, le reste de la famille !
C’est un joli hommage aux fratries heureuses…
L’action se passe dans une prestigieuse université féminine aux Etats-Unis dans les années 1970. Deux filles de 18 ans : Minette, fille de pasteur, afro-américaine et boursière. Genna, fille des fondateurs de cette université, elle est riche. Elles partagent une chambre sur le campus.
Minette, pas très sympathique, va très vite être la cible d’étranges attaques racistes et Genna, se sentant coupable de par ses privilèges, va vouloir la protéger et protéger également la « réputation » de sa propre famille…. Une mère « évaporée », un père quasi-absent traitant d’affaires pas très claires et un frère qui depuis longtemps a fui l’ambiance délétère du foyer familial !
Joyce Carol Oates nous conte ici la vertigineuse descente aux enfers de ces deux jeunes filles. Une étude psychologique à donner le frisson ! C’est un excellent thriller et « encore » une "jolie" surprise de Madame Oates !
S’il y a un musée parisien que j’aime particulièrement, c’est le musée
Jacquemart-André. C’est un hôtel particulier du XIXème siècle qui abrite des collections permanentes, meubles, tableaux, sculptures, tapisseries et une multitude d’objets, fruits d’une vie de collectionneurs qu’étaient Edouard André et Nélie Jacquemart. N’ayant pas d’héritiers, Nélie Jacquemart fera don de cet hôtel ainsi que de toutes ses collections à l’Institut de France, à charge pour lui d’en faire un musée et de l’ouvrir au public, ce qui est fait à partir de 1913.
http://www.musee-jacquemart-andre.com/fr/jacquemart/
Le musée accueille en ce moment, et jusqu’au 11 janvier 2010, la collection Brukenthal qui rassemble des œuvres flamandes des grands maîtres du XVème au XVIIème siècle.
Il y avait un monde fou mais çà en valait la peine malgré l’étroitesse de certaines salles, ce qui, pour des grandes toiles, n’était pas franchement l’idéal ! Mais ce musée a un tel charme qu’on oublie vite ce désagrément….
PS : Ce fut encore un défi à l'équilibre. Foutu escalier ! Mais je l'aurai un jour, je l'aurai !
Tel un chien au doux bruit des croquettes, mon oreille s’est dressée
au seul mot de : « macaron » entendu ce matin sur France Inter* !
Et là, je commence à prendre note de la recette du macaron au citron
de chez Ladurée : 100 gr de jus de citron, 100 gr de zeste de citron,
sucre, oeufs … etc et puis la course folle de mon crayon a stoppé lorsque
la liste des adjuvants est venue … et j’en ai retenu quelques uns que
je laisse à votre appréciation :
- E412 gomme de guar : épaississant
- E415 xanthane : épaississant
- E211 benzoate de sodium : conservateur
- E220 anhydride sulfureux** : conservateur anti-oxydant
- E551 dioxyde de silicium : anti-agglomérant acidifiant
- E341 orthophosphate de calcium : régulateur d’acidité
- E413 tragacanthe : épaississant, émulsifiant, stabilisant
- E414 gomme arabique : épaississant, émulsifiant, stabilisant
- E1520 propylène glycol : humectant, agent de glaçage
- E407 carraghénane : épaississant, émulsifiant, gélifiant
- E441 gélatine de poisson (E441) : émulsifiant
En bref, les « bricoles » habituelles mais je m’étonne tout de même
qu’il ne faille pas moins de 5 épaississants, 2 conservateurs, 4 émulsifiants
pour réaliser ces macarons (et cette liste n’est pas exhaustive).
Non, je ne vais pas m’offrir le livre de recettes Ladurée, « Instants gourmands »
car même si je trouve tous ces « E », une erreur de dosage risque d’être fatale …
Et je ne renie pas les macarons Ladurée, (grande maison créée en 1862
par Louis Ernest Ladurée) mais je comprends enfin pourquoi, MES macarons
n’ont pas le même goût !!! (je sais, c’est bas mais tant pis !)
* Emission : « Service Public » chaque matin à 10h (sauf samedi et dimanche) **Toxique, provoque souvent de violents maux de têtes et des troubles digestifs, mais aussi de l'hypotension… tous les vins en contiennent en grande quantité…
Ces nouvelles mettent en scène des américains aisés « vieillissants»…
Malgré leur affaiblissement, tous continuent à vouloir heureuse
et intense cette « après-vie » libérée des obligations
(nouvelles activités, nouvelles aventures).
Nostalgie, amertume, rêves brisés, émois érotiques, ils sont tous à
un « tournant » de leur vie et ne veulent pas perdre de temps !
Une analyse féroce et subtile, voire ambiguë des états d’âme
de la soixantaine mais axée avant tout sur le bonheur terrestre !
Alors j’aime !
"La vie aux aguets" - William Boyd
Lors de la canicule de 1976, en Angleterre, Sally Gilmartin avoue à sa fille, Ruth, qu’elle s’appelle en fait Eva Delectorskaya et qu’elle travaillait pour la BSC (British Security Coordination). Cette organisation fut créée en 1940 afin de remédier à l’anglophobie qui régnait alors aux Etats-Unis. Les activités clandestines de la BSC (tout à fait réelles) ont participé activement à l’intégration des Etats-Unis dans le conflit européen….
Ruth pense alors que sa mère est atteinte de sénilité précoce ou que la canicule lui joue des tours ! Mais elle va vite découvrir que tout est vrai et que sa mère, Sally (Eva) est une ex-espionne et que toute sa vie aura été habitée par la peur !
Un roman d’espionnage palpitant !!!
"Darling Lilly" Michael Connely
Henry Pierce, chercheur surdoué en informatique moléculaire, se sépare de sa petite amie et prend un nouvel appartement et un nouveau numéro de téléphone…. Il découvre très vite que ce nouveau numéro de téléphone est aussi celui d’une « hôtesse d’accompagnement » ayant un site web à caractère pornographique. Chercheur dans l’âme, et donc curieux de nature, il ne va avoir de cesse d’essayer de comprendre pourquoi une telle erreur a pu se produire...
Un bon polar qui se lit d’une traite !
Mes nouvelles activités me permettent de rencontrer des auteurs
et le premier rencontré fut Olivier Le Gendre, spécialiste des « livres religieux »…
Bon, pour tout vous dire, pour une première rencontre, j’aurais préféré un
auteur moins « typé » mais c’est comme çà !
Et le livre est intéressant. Un cardinal qui détaille les rendez-vous manqués
de l’Eglise avec le monde, que ce soit avec la science, avec la politique
ou avec la morale, ce n’est pas banal !
Mais qui est ce cardinal ? L’auteur n’a rien voulu dire à son sujet.
De même qu’à la question posée « mais est-ce que ce sont les souvenirs
d’un seul cardinal ou de plusieurs cardinaux ? »
L’auteur n’a rien voulu dire non plus !
Peut-être est-ce un roman après tout ? Peu importe finalement !
Donc, l'auteur rencontre ce cardinal en 2005 :
La première partie du livre se situe à Rome,
la seconde en Avignon, et la troisième en Asie du Sud Est
Rappel historique pour les deux premières parties et la triste
réalité du monde actuel pour la troisième partie.
.
Un film dans lequel le « noir et blanc » prend toute son importance…
Une atmosphère glaçante dans une Allemagne puritaine
avant la première guerre mondiale.
Un village qui pendant plus de 2 heures nous tient en haleine
parce qu’il s’y déroule des faits inquiétants, voire criminels….
Le jeu des acteurs est époustouflant aussi bien les adultes que les enfants.
Et j’avoue que la prestation de ces derniers m’a bluffée !
Anges ou démons ?
Et les images en noir et blanc sont de toute beauté !
Mais accrochez-vous, c’est pesant !